Règles de tajwid : questions et réponses | Quran Plus School
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Tajwid pour débutants · Qaida Nourania

Règles de tajwid — 67 questions-réponses

Toutes les règles de tajwid de la Qaida Nourania, expliquées takhti par takhti en réponses courtes et simples, avec des exemples du Coran — pour les enfants, les adultes et les enseignants qui révisent.

Takhti 1

Lettres isolées

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1

Combien de lettres la première takhti enseigne-t-elle ?

29 lettres isolées (huroof-e-mufradat). Chacune a son propre son arabe, issu de son propre makhraj : apprenez le son, pas seulement la forme.

ا ب ت ث ج

2

Quelles sont les sept lettres toujours emphatiques, et comment les retenir ?

Les lettres musta'liya : خ ص ض غ ط ق ظ. Elles sont réunies dans la courte formule خُصَّ ضَغْطٍ قِظْ : retenez la formule et vous avez les sept.

خُصَّ ضَغۡطٍ قِظۡ

3

Comment lit-on les lettres emphatiques ?

À pleine bouche, avec un son épais (tafkhîm), quel que soit leur signe. L'arrière de la langue se lève ; même avec zer elles restent épaisses, juste un peu moins qu'avec zabar.

قَ قِ قُ

4

Quelles lettres se prononcent avec les lèvres ?

Quatre (shafawi) : ب ف م و. ب et م ferment les deux lèvres, و les arrondit sans les fermer, et ف pose l'intérieur de la lèvre inférieure contre le bout des incisives supérieures.

ب ف م و

5

Quelles lettres ont un son sifflant ?

Trois (safîr) : ص س ز. Elles sortent du bout de la langue près des dents de devant, avec un léger sifflement — gardez-le léger, pas strident.

ص س ز

6

Quelles lettres ont des sons proches, et pourquoi les travailler par groupes ?

Seize lettres, en sept groupes (qarîb as-sawt) : ت ط · ث س ص · ذ ز ظ · د ض · ک ق · ح ہ · ء ع. Confondre deux d'entre elles peut changer le sens d'un mot : lisez chaque groupe côte à côte jusqu'à ce que chaque lettre garde son propre makhraj.

ت ط · ث س ص · ذ ز ظ · د ض

7

Quelles lettres viennent de la gorge ?

Six (halqi), en trois paires : ء ہ du fond de la gorge, ع ح du milieu, غ خ de la partie la plus proche de la bouche. Ces six serviront plus tard : devant elles, le noûn sâkin se lit clairement (izhâr).

ء ہ · ع ح · غ خ

Takhti 3

Muqatta'at — les lettres séparées

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8

Comment lit-on les lettres séparées (muqatta'at), et sur quelle durée ?

Chaque lettre se lit par son nom, une à une. Un nom de trois lettres portant le signe de madd (lâm, mîm, sâd…) s'allonge sur 6 temps ; un nom de deux lettres (hâ, yâ, tâ, hâ, râ) sur 2 seulement. Le عٓ de کٓہٰیٰعٓصٓ et de عٓسٓقٓ se lit sur 6 ou 4 temps — 6 est préférable.

الٓمّٓ · کٓہٰیٰعٓصٓ

Takhti 4

Harakât — zabar, zer, pesh

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9

Que sont les harakât ?

Les trois signes de voyelle brève : zabar (fatha) — un petit trait oblique au-dessus de la lettre, zer (kasra) — le même trait en dessous, et pesh (damma) — un petit signe en forme de و au-dessus.

بَ بِ بُ

10

Comment lire une haraka ?

Brève et nette, avec l'accent arabe : un seul temps. Ne l'allongez pas, ne la coupez pas d'un coup sec, et ne transformez pas zer en « é » ni pesh en « o ».

بَ بِ بُ

11

Qu'est-ce que le tanwîn, et pourquoi sonne-t-il comme « n » ?

Le tanwîn est un signe doublé en fin de mot : deux zabar ـً, deux zer ـٍ ou deux pesh ـٌ. Il représente un noûn sâkin entendu mais non écrit : on lit « an », « in », « oun ». C'est pourquoi toutes les règles du noûn sâkin s'appliquent aussi au tanwîn.

بًا بٍ بٌ

Takhti 7

Zabar vertical, zer vertical, ulta pesh

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12

Que sont les harakât verticales (khari) ?

Le zabar vertical ـٰ, le zer vertical ـٖ et le pesh inversé ـٗ. Ce sont de petites formes « debout » de zabar, zer et pesh.

بٰ بٖ بٗ

13

Quelle est la durée des harakât verticales ?

Exactement comme une lettre de madd : un alif, soit 2 temps. Comptez deux sur vos doigts : هٰذَا, بِهٖ, لَهٗ.

ہٰذَا · بِہٖ · لَہٗ

Takhti 8

Les lettres de madd et de lîn

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14

Quelles sont les lettres de madd ?

Trois : ا و ی — alif, wâw et yâ, lorsqu'ils allongent le son qui les précède.

قَالَ · قِیۡلَ · یَقُوۡلُ

15

Quand chacune devient-elle une lettre de madd ?

Regardez le signe qui précède : alif après zabar (l'alif ne porte jamais de signe), wâw sâkin après pesh, yâ sâkin après zer. Zabar–alif, pesh–wâw, zer–yâ.

بَا · بُوۡ · بِیۡ

16

Combien de temps dure une lettre de madd seule ?

Un alif = 2 temps (madd naturel). Ni moins, ni plus — tant qu'aucune hamza ni aucun soukoûn ne vient après.

یَقُوۡلُوۡنَ

17

L'alif se lit-il épais ou fin ?

L'alif n'a pas de son propre : il imite la lettre qui le précède. Épais après une lettre emphatique (قَالَ، طَابَ، رَاعِنَا), fin après une lettre légère (کَانَ، بَابَ).

قَالَ · کَانَ

18

Quelles sont les lettres lîn ?

Deux : le wâw sâkin ou le yâ sâkin précédés d'un zabar (وْ یْ après zabar). « Lîn » signifie doux.

خَوۡفٍ · بَیۡتِ

19

Comment lit-on les lettres lîn ?

Doucement et sans s'arrêter quand on continue : ni allongement ni à-coup — un simple glissement doux, comme dans قُرَیْشٍ et خَوْفٍ. (L'arrêt sur elles est un autre cas — voir la takhti 16.)

قُرَیۡشٍ · خَوۡفٍ

Takhti 10

Soukoun (jazm)

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20

Que nous indique le jazm (soukoûn), et comment lit-on cette lettre ?

Le signe ـْ indique que la lettre n'a pas de voyelle. Liez-la à la lettre précédente d'un seul souffle : اَبْ se lit « ab », قُلْ se lit « qoul ».

اَبۡ · قُلۡ

21

Que signifie le mot « qalqala » ?

Secousse ou écho. Quand une lettre de qalqala est sâkin, son makhraj est relâché avec un petit rebond : on entend un bref écho — sans y ajouter de voyelle.

اَقۡ · اَطۡ

22

Quelles lettres ont la qalqala ?

Cinq : ق ط ب ج د. Retenez-les avec la formule قُطْبُ جَدٍّ.

قُطۡبُ جَدٍّ

23

Quand la qalqala s'entend-elle le plus nettement ?

Chaque fois que la lettre est sâkin. Au milieu d'un mot elle est légère (یَجْعَلُوْنَ) ; quand on s'arrête dessus en fin de mot, elle est la plus forte (اَحَدْ، الْفَلَقْ).

اَحَدۡ · الۡفَلَقۡ

24

Comment lit-on une hamza avec jazm ?

Par un arrêt net et soudain dans la gorge — le son se coupe d'un coup sur la hamza. Ne la supprimez pas et n'en faites pas une voyelle longue.

مُؤۡصَدَۃٌ · اِقۡرَاۡ

Takhti 11

Exercice : soukoun

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25

De combien de façons lit-on le noûn sâkin ou le tanwîn ?

Quatre, selon la lettre qui suit : izhâr (clair), ikhfâ' (caché), idghâm (fusionné) et iqlâb (changé en mîm). L'izhâr et l'ikhfâ' se pratiquent dans cette takhti ; l'idghâm et l'iqlâb dans la takhti 14.

اِظۡہَار · اِخۡفَاء · اِدۡغَام · اِقۡلَاب

26

Qu'est-ce que l'izhâr, et quand le fait-on ?

Izhâr signifie « rendre clair ». Quand l'une des six lettres de la gorge (ء ہ ع ح غ خ) suit le noûn sâkin ou le tanwîn, prononcez le noûn nettement depuis sa place, sans ghounna : اَنْعَمْتَ، مَنْ اٰمَنَ، عَذَابٌ اَلِیْمٌ.

اَنۡعَمۡتَ · مَنۡ اٰمَنَ

27

Qu'est-ce que l'ikhfâ' ?

Ikhfâ' signifie « cacher ». Quand l'une des 15 lettres d'ikhfâ' suit le noûn sâkin ou le tanwîn, le noûn n'est pas prononcé complètement avec la langue : il est caché dans le nez avec une ghounna d'environ 2 temps, et la bouche se prépare déjà à la lettre suivante : اَنْزَلْنَا، مِنْ شَرِّ.

اَنۡزَلۡنَا · مِنۡ شَرِّ

28

Quelles sont les 15 lettres d'ikhfâ' — y a-t-il un moyen simple de les retenir ?

ت ث ج د ذ ز س ش ص ض ط ظ ف ق ک. Un vers mnémotechnique traditionnel les donne en premières lettres de ses mots : صِفْ ذَا ثَنَا کَمْ جَادَ شَخْصٌ قَدْ سَمَا ۞ دُمْ طَیِّبًا زِدْ فِیْ تُقًی ضَعْ ظَالِمَا. Ou plus simplement : toute lettre qui n'est ni une lettre de la gorge, ni une lettre yarmaloûn, ni ب ou ا.

صِفۡ ذَا ثَنَا کَمۡ جَادَ شَخۡصٌ قَدۡ سَمَا

Takhti 12

Tachdîd (chadda)

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29

Qu'est-ce que la chadda (tachdîd), et comment appelle-t-on la lettre qui la porte ?

La chadda est le petit signe ـّ (en forme de petit « w ») écrit sur une lettre. Cette lettre est dite mouchaddad — « doublée ».

رَبِّ · اِنَّ

30

Comment lit-on une lettre mouchaddad ?

Comme deux lettres en une : d'abord sâkin, elle se lie à la lettre vocalisée qui précède, puis elle est relue avec sa propre haraka — fermement, avec un léger appui. اَبَّ = اَبْ + بَ.

اَبَّ = اَبۡ + بَ

31

Qu'est-ce que la ghounna, et combien de temps dure-t-elle ?

La ghounna est le son nasal, comme un fredonnement, qui sort par le nez. Elle dure un alif — 2 temps. Essayez : pincez le nez sur نّ et le son s'arrête.

اِنَّ · ثُمَّ

32

Comment lit-on نّ et مّ ?

Toujours avec une ghounna de 2 temps — en cours de lecture comme à l'arrêt.

اِنَّ · ثُمَّ · اَمَّا

33

Comment lit-on les lettres de qalqala qui portent la chadda ?

Avec appui, de tout leur poids. Si vous vous arrêtez sur une telle lettre en fin de mot (الْحَقّْ), gardez le doublement et donnez la qalqala la plus forte.

تَبَّتۡ · الۡحَقّۡ

Takhti 13

Exercice : tachdîd

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34

Que signifient tafkhîm et tarqîq ?

Tafkhîm : lire une lettre épaisse, à pleine bouche (comme قَ). Tarqîq : la lire fine et légère (comme کَ). Les sept lettres emphatiques sont toujours en tafkhîm ; ر, le lâm d'Allah et l'alif peuvent être l'un ou l'autre.

قَ / کَ

35

Quand le lâm du nom اللّٰه est-il épais, et quand est-il fin ?

Regardez la lettre juste avant. Zabar ou pesh → épais (قَالَ اللّٰهُ، رُسُلُ اللّٰهِ ; et aussi quand on commence par اَللّٰهُ). Zer → fin (بِسْمِ اللّٰهِ، لِلّٰهِ).

قَالَ اللّٰہُ · بِسۡمِ اللّٰہِ

36

Pourquoi le lâm de اَلْ est-il muet dans اَلشَّمْسُ mais prononcé dans اَلْقَمَرُ ?

À cause de la lettre suivante. Devant les 14 « lettres solaires » (ت ث د ذ ر ز س ش ص ض ط ظ ل ن), le lâm s'y fond et elles prennent une chadda. Devant les 14 autres, les « lettres lunaires », le lâm se lit clairement avec jazm.

اَلشَّمۡسُ · اَلۡقَمَرُ

Takhti 14

Exercice : tachdid avec soukoun

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37

Qu'est-ce que l'idghâm du noûn sâkin ou du tanwîn ?

Idghâm signifie « fusion ». Quand le mot suivant commence par une lettre yarmaloûn, le noûn disparaît en elle et cette lettre se lit doublée (avec chadda) : مِنْ رَّبِّهِمْ، مَنْ یَّقُوْلُ.

مِنۡ رَّبِّہِمۡ · مَنۡ یَّقُوۡلُ

38

Quelles sont les lettres yarmaloûn, et où y a-t-il ghounna ?

Six : ی ر م ل و ن, tirées du mot یَرْمَلُوْنَ. Avec quatre d'entre elles — ی ن م و (یَنْمُوْ) — la fusion se fait avec ghounna ; avec ل et ر, sans aucune ghounna.

یَرۡمَلُوۡنَ

39

Arrive-t-il qu'il n'y ait pas d'idghâm alors que ی ou و suit le noûn sâkin ?

Oui — quand les deux sont dans le même mot. Le noûn se lit alors clairement (izhâr moutlaq), sans ghounna. Dans le Coran, cela n'arrive que dans quatre mots : دُنْیَا، بُنْیَانٌ، قِنْوَانٌ، صِنْوَانٌ.

دُنۡیَا · قِنۡوَانٌ

40

Qu'est-ce que l'iqlâb ?

Iqlâb signifie « retournement ». Quand ب suit le noûn sâkin ou le tanwîn, le noûn se change en mîm, caché avec ghounna, lèvres doucement fermées. Le Coran l'indique par un petit mîm ۢ : مِنْۢ بَعْدِ.

مِنۡۢ بَعۡدِ · سَمِیۡعٌۢ بَصِیۡرٌ

41

Quelles sont les trois règles du mîm sâkin ?

L'idghâm shafawi, l'ikhfâ' shafawi et l'izhâr shafawi. « Shafawi » signifie « des lèvres », car le mîm est une lettre des lèvres. La règle dépend de la lettre qui suit le mîm.

لَہُمۡ مَّا · تَرۡمِیۡہِمۡ بِحِجَارَۃٍ · عَلَیۡہِمۡ غَیۡرِ

42

Quand fait-on l'idghâm shafawi ?

Quand le mîm sâkin est suivi d'un autre mîm : les deux deviennent un seul mîm doublé, lu avec une ghounna de 2 temps — لَهُمْ مَّا، کَمْ مِّنْ.

لَہُمۡ مَّا · کَمۡ مِّنۡ

43

Quand fait-on l'ikhfâ' shafawi ?

Quand le mîm sâkin est suivi de ب : le mîm est caché avec ghounna, les lèvres se touchant légèrement, puis on lit le ب — تَرْمِیْهِمْ بِحِجَارَةٍ.

تَرۡمِیۡہِمۡ بِحِجَارَۃٍ

44

Quand fait-on l'izhâr shafawi ?

Devant toute lettre sauf م et ب : le mîm se lit clairement, sans ghounna — عَلَیْهِمْ غَیْرِ. Soyez très attentif devant و et ف, où les lèvres poussent à le cacher : هُمْ فِیْهَا.

عَلَیۡہِمۡ غَیۡرِ · ہُمۡ فِیۡہَا

Takhti 16

Tachdîd après les lettres de madd

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45

Que signifie madd, et qu'est-ce qui peut l'allonger au-delà de 2 temps ?

Madd signifie « étirement ». Une lettre de madd dure naturellement 2 temps ; elle ne s'allonge que pour une raison, et il n'y en a que deux : une hamza (ء) ou un soukoûn qui la suit.

جَآءَ · الضَّآلِّیۡنَ

46

Quels types de madd long un élève de la Qaida doit-il connaître ?

Six. À cause d'une hamza : le madd muttasil et le madd munfasil. À cause d'un soukoûn permanent : le madd lâzim et le madd lîn lâzim. À cause d'un soukoûn qui n'apparaît qu'à l'arrêt : le madd 'âriḍ et le madd lîn 'âriḍ.

مُتَّصِل · مُنۡفَصِل · لَازِم · عَارِض

47

Qu'est-ce que le madd muttasil, et quelle est sa durée ?

Le madd « joint » : la lettre de madd et la hamza sont dans le même mot — جَآءَ، السَّمَآءِ. Allongez sur 4 ou 5 temps (2 ou 2,5 alif), avec la même durée partout.

جَآءَ · السَّمَآءِ

48

Qu'est-ce que le madd munfasil, et quelle est sa durée ?

Le madd « séparé » : la lettre de madd termine un mot et la hamza commence le suivant — بِمَآ اُنْزِلَ، یٰٓاَیُّهَا. Il s'allonge aussi sur 4 ou 5 temps.

بِمَآ اُنۡزِلَ · یٰٓاَیُّہَا

49

Qu'est-ce que le madd lâzim, et quelle est sa durée ?

Une lettre de madd suivie d'un soukoûn qui ne disparaît jamais — un jazm ou une chadda dans le même mot : الضَّآلِّیْنَ، دَآبَّةٍ، آٰلْئٰنَ. C'est le madd le plus long : toujours 6 temps complets (3 alif).

الضَّآلِّیۡنَ · آٰلۡئٰنَ

50

Qu'est-ce que le madd lîn lâzim ?

Une lettre lîn suivie d'un soukoûn permanent. On ne le trouve que dans le nom de la lettre عٓ (ʿayn) dans کٓهٰیٰعٓصٓ (Maryam 1) et حٰمٓ ۚ عٓسٓقٓ (Ash-Shoura 1–2). Allongez sur 6 temps ; 4 est aussi permis, mais 6 est préférable.

کٓہٰیٰعٓصٓ · حٰمٓ عٓسٓقٓ

51

Qu'est-ce que le madd 'âriḍ ?

Quand on s'arrête sur un mot, sa dernière lettre devient sâkin. Si une lettre de madd se trouve juste avant, le madd peut durer 2, 4 ou 6 temps : الْعٰلَمِیْنْ، نَسْتَعِیْنْ. Choisissez une durée et gardez-la tout au long de la récitation.

الۡعٰلَمِیۡنۡ · نَسۡتَعِیۡنۡ

52

Qu'est-ce que le madd lîn 'âriḍ ?

Même principe avec une lettre lîn : quand on s'arrête sur un mot et qu'une lettre lîn précède sa dernière lettre, on peut la lire sur 2, 4 ou 6 temps — خَوْفْ، الْبَیْتْ. En lecture continue, le lîn reste court et doux.

خَوۡفۡ · الۡبَیۡتۡ

Khatima

Conclusion : appliquer les règles

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53

Quand le râ (ر) se lit-il épais ?

(1) Quand il porte zabar, pesh, deux zabar, deux pesh ou un zabar vertical — رَبُّ، رُسُلٌ، ذِکْرٰی.
(2) Quand il est sâkin et que la lettre précédente porte zabar ou pesh — مَرْیَمَ، قُرْاٰنٌ.
(3) Quand il est sâkin après un zer temporaire — اِرْجِعِیْ.
(4) Quand il est sâkin après un zer appartenant au mot précédent — رَبِّ ارْجِعُوْنِ.
(5) Quand il est sâkin après zer mais suivi d'une lettre emphatique dans le même mot — مِرْصَادًا، قِرْطَاسٍ.

رَبُّ · مَرۡیَمَ · ذِکۡرٰی · اِرۡجِعِیۡ · مِرۡصَادًا

54

Quand le râ (ر) se lit-il fin ?

(1) Quand il porte zer ou deux zer — رِجَالٌ.
(2) Quand il est sâkin après un zer d'origine dans le même mot, sans lettre emphatique après lui — فِرْعَوْنَ.
(3) Quand on s'arrête dessus et qu'un ی sâkin le précède — خَیْرْ، قَدِیْرْ.

رِجَالٌ · فِرۡعَوۡنَ · خَیۡرۡ

55

Qu'est-ce qu'un zer temporaire (kasra 'âriḍiyya) ?

Certains mots du Coran commencent par un alif sans signe propre (hamzat-ul-wasl). Quand on commence la lecture par un tel mot, on lui donne un zer juste pour démarrer — اِرْجِعِیْ. Ce zer est emprunté, il ne fait pas partie du mot : le ر sâkin qui suit reste donc épais.

اِرۡجِعِیۡ · اِرۡتَابُوۡا

56

Qu'est-ce que le waqf, et que devient la dernière lettre ?

Waqf signifie s'arrêter : terminer la voix — et en général reprendre son souffle — à la fin d'un mot, puis continuer. Sur le mot d'arrêt, le zabar, zer, pesh, les deux zer ou les deux pesh de la dernière lettre tombent et la lettre devient sâkin : نَسْتَعِیْنُ → نَسْتَعِیْنْ.

نَسۡتَعِیۡنُ ← نَسۡتَعِیۡنۡ

57

Comment s'arrêter sur un mot qui finit par deux zabar ?

Les deux zabar se changent en alif : lisez un zabar puis un alif de 2 temps — عَلِیْمًا devient « عَلِیْمَا », ہُدًی devient « ہُدٰی ».

عَلِیۡمًا ← عَلِیۡمَا

58

Comment s'arrêter sur un tâ rond (ۃ) ?

Quel que soit son signe, à l'arrêt il se lit comme un ہ sâkin : رَحْمَةٌ → رَحْمَہْ, الْجَنَّةِ → الْجَنَّہْ.

رَحۡمَۃٌ ← رَحۡمَہۡ

59

Que nous indique le cercle en fin de verset ?

Le verset est complet (waqf tâmm). C'est l'endroit naturel pour s'arrêter et respirer. Si un لا est écrit au-dessus du cercle, les savants divergent sur l'arrêt ; s'arrêter ou enchaîner sont tous deux acceptables.

○

60

Que signifient les signes de waqf م ط ج ز ص ?

م (waqf lâzim) : arrêt obligatoire — enchaîner pourrait changer le sens. ط (waqf moutlaq) : arrêtez-vous ici. ج (waqf jâ'iz) : mieux vaut s'arrêter, enchaîner est permis. ز (moujawwaz) : on peut s'arrêter, mais mieux vaut enchaîner. ص (mourakhkhas) : enchaînez si possible ; arrêtez-vous seulement en cas de besoin, par exemple pour respirer.

م · ط · ج · ز · ص

61

Que faire au signe لا ?

Quand لا est seul dans la ligne, ne vous y arrêtez pas — l'arrêt peut briser le sens. Si votre souffle manque et que vous vous arrêtez, revenez d'un ou deux mots et enchaînez (i'âda). Quand لا est au-dessus d'un cercle de verset, voir la règle de fin de verset.

لا

62

Qu'est-ce que l'i'âda ?

Revenir en arrière après un arrêt : on répète un ou deux mots avant l'endroit de l'arrêt et on les enchaîne avec la suite, pour que le sens soit lu en entier.

اِعَادَہ

63

Qu'est-ce que la sakta, et où se trouve-t-elle ?

Une pause très brève : le son s'arrête un instant sans reprendre son souffle, puis on continue. Dans la lecture de Hafs, elle est obligatoire en quatre endroits : عِوَجًا (Al-Kahf 1), مَّرْقَدِنَا (Yâ-Sîn 52), مَنْ رَاقٍ (Al-Qiyâma 27) et بَلْ رَانَ (Al-Moutaffifîn 14).

مَنۡ ۜ رَاقٍ

64

Qu'est-ce que le noûn qutni ?

Quand un tanwîn est suivi d'une hamzat-ul-wasl, la hamza tombe en lecture continue et deux sons sâkin se rencontreraient. Le noûn caché du tanwîn prend alors un zer pour les relier ; le Coran l'indique par un petit noûn : لُّمَزَةِ ۨالَّذِیْ se lit « loumazatinil-ladhî ».

لُّمَزَۃِ ۨالَّذِیۡ

65

Qu'est-ce que le tas-hîl ?

« Faciliter » : quand deux hamzas se suivent, la seconde est lue doucement, entre hamza et alif. Dans la lecture de Hafs, cela ne se fait que dans un seul mot : ءَاَعْجَمِیٌّ (Foussilat 44).

ءَاَعۡجَمِیٌّ

66

Qu'est-ce que l'imâla, et comment la lit-on ?

« Inclinaison » : on incline le zabar vers un zer et l'alif vers un ی, ce qui donne un son proche de « è ». Dans Hafs, elle n'apparaît qu'une fois : مَجْرٖىهَا (Hoûd 41), où le râ se lit « ré » — « majréhâ » — et se lit fin.

مَجۡرٖیہَا

67

Qu'est-ce qu'un alif supplémentaire (zâ'id) ?

Un alif écrit dans le Coran mais jamais lu. Il ne porte aucun signe propre (certaines éditions y mettent un petit cercle). Cas fréquents : après le wâw d'un verbe au pluriel — قَالُوْا — et dans مِائَةٌ. Lisez le mot comme si cet alif n'existait pas.

قَالُوۡا · مِائَۃٌ

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